Lundi 7 avril 2008

« On a tort de croire que tout ce qu’on écrit passe inaperçu. »

Charles-Albert Cingria.

 

Comme le précise Olivier Mony dès le début de l’entretien qui s’est tenu hier à l’Atelier, Eric Naulleau jouit d’une distinction républicaine : celle d’être détesté des détestables. Le ton pourrait être donné.

C’est pourtant sans forfanterie ni posture que l’auteur-professeur-éditeur-directeur-littéraire-chroniqueur-et-tout-récemment-journaliste-sportif bayonnais, bulgare ou parisien suivant ses heures et ses humeurs, en confiance face à un public acquis dans une ambiance tamisée va ouvrir ses mains pleines et tuméfiées d’innocent bagarreur rhétorique.

Copain d’Yves Calvi sur les bancs de l’université il suit les conseils de celui-ci qui lui enjoint de se consacrer pleinement aux Lettres. A l’université de Nanterre, après avoir quitté Bayonne, son paradis qu’il considère toujours à présent comme perdu, il se passionne pour les « sans grades », dont certains du Sud-Ouest, ces auteurs d’après-guerre qui eurent le malheur de n’être ni hussards ni sartriens et sombrèrent dans un oubli implacable : Paul Gadenne, Raymond Guérin ou un peu auparavant Bove* pour ne citer qu’eux.

Envoyé comme coopérant en Bulgarie pendant deux ans il en ramène en 1993 des souvenirs inoubliables et un manuscrit écrit à quatre mains de deux auteurs qu’il souhaite absolument faire éditer en France. Face aux portes fermées, et ne connaissant strictement rien au milieu éditorial, il décide de monter sa maison pour défendre son texte : L’Esprit des Péninsules entame alors la première de ses 15 années d’existence, et Le Cœur dans la boîte en carton, de Minkov et Konstantinov connaît dès le premier mois de sa parution un bouche-à-oreille satisfaisant.

Depuis la maison affiche environ 200 titres traduits de 27 langues différentes, et après une année de dépôt de bilan, se reforme autour du dernier livre de Pierre Jourde, son auteur fétiche, pour la parution très prochaine de La Cantatrice avariée. Réjouissons-nous…

Il est effectivement difficile de mentionner Naulleau sans Jourde, et inversement.

Les deux comparses, depuis leur rencontre, se sont fait comme profession de foi de dynamiter autant que faire se peut un milieu (la critique littéraire) cycliquement vicié par les deux seuls emplois à pourvoir actuellement : « cireurs de pompes »  ou  « grooms se renvoyant l’ascenseur ». Et par là-même de basculer dans le monde irréversible des « méchants », terme désignant à présent par un glissement de sens déploré par Naulleau ceux qui disent ce qu’ils pensent, ou bien des « réactionnaires », comprendre « qui ne s’intéressent pas à des auteurs de littérature à l’aise dans l’ordre du monde moderne. »

« Bien entendu que Laurence Boccolini a pris cher lors de ma dernière chronique. Il a fallu que je lise en entier Puisque les cigognes ont perdu mon adresse, dont le titre à lui seul, soit dit en passant, gagne haut la main la palme du plus mauvais de l’année. J’ai pris cinq pages de notes, imaginez bien que cela m’a coûté. La moindre des choses était de lui dire ce que j’en pensais : c’est horriblement mauvais. Je ne comprends pas qu’un auteur préfère qu’un journaliste qui n’a pas lu son livre lui dise qu’il est formidable, ce qui constitue une insulte autrement plus insolente, plutôt que de s’entendre dire que son livre est mauvais par quelqu’un qui l’a lu. »

La critique littéraire, largement égratignée par ailleurs dans son Petit-déjeuner chez Tyrannie, aurait tendance à se fondre complètement dans la promotion pure, et uniformiser une offre plus que consensuelle.

M. Naulleau enfoncerait-il des portes ouvertes ? Pas sûr… il existe encore quelques domaines comme celui-ci où il ne fait pas bon dire ce que tout le monde semble penser, ou prétend penser. Qu’à cela ne tienne, Éric Naulleau ne cache pas son côté bagarreur, et adore être désagréable sur les plateaux télé ou radio, dont il ne boude pas un plaisir au préalable alimentaire.

Il ne s’agit pas, comme il l’explique en prenant pour exemple La Littérature sans estomac, pamphlet de Pierre Jourde qu’il a publié à l’Esprit des Péninsules en 2002, de « dire ce que le texte aurait pu être, ou ce qu’il aurait du être, mais de dire exactement ce que le texte contient, exercice simple qui suffit à lui seul à révéler la vacuité des valeurs qu’il est censé contenir. »

 « Empêcheur de lire en rond », voilà l’emploi dont il rêve depuis des années, et en acceptant récemment la direction littéraire de la maison Balland tout en redoublant d’effort du côté de la promotion d’une littérature « excentrique et excentrée », il entend bien ne pas quitter le combat, et « continuer à secouer le cocotier pour en faire tomber des fruits dont on ne sait pas toujours qu’ils sont pourris. »

Qu’on se le tienne pour dit.



 














* Finitude, éditeur local qui ne l’est déjà plus, propose d’ailleurs dans son catalogue de redécouvrir Une grandeur impossible de Gadenne (« On ne pitche pas Gadenne, on en discute longuement » E. Naulleau) et Retour de barbarie de Raymond Guérin. À bon lecteur féru de lectures rares…

Paméla R.
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Dimanche 6 avril 2008

   Cette association bordelaise créée en novembre 2007 a pour but de publier de jeunes auteurs. Elle est composée de six personnes aux parcours très différents : faculté de lettres et musique, DUT édition librairie, AES (Administration économique et sociale), lycéen et étudiant en SRC (Service Réseau et Communication). Cela permet une complémentarité et des regards variés sur les manuscrits. Tout est décidé en commun.

 Exemption a publié son premier livre le 1er avril 2008 : Amours biodégradables de Gilles Peyroux. Il traite des relations humaines et en particulier amoureuses des 20/30 ans. Il lie avec humour et ironie des déboires sentimentaux de personnages que l’on suit sur un an. Ce recueil comporte onze nouvelles.

 



 

  Amours biodégradables 
Gilles Peyroux 
Editions Exemption 
Collection Canapé vert 
ISBN 978-2-917712-00-9 
7 euros

 

Avis aux jeunes auteurs, envoyez vos manuscrits à : 
Association Exemption 
8 Rue Jean Burguet 
33000 BORDEAUX

Pour plus d’informations, voir le site : http://www.exemption.asso.fr 
contact :
info@exemption.asso.fr

Marion T.

[Si vous les avez raté à l'Escale, pas de panique, les Mots Bleus et Le Samovar sur Bordeaux se chargent de vendre Amours biodégradables, et vous pouvez commander sur le site de l'association.- Note de la blogueuse]

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Dimanche 6 avril 2008

Nous n’étions que peu hier à avoir accepté l’invitation de Gilles Leroy et de René de Ceccatty à l’Atelier. La faute au grand soleil sans doute. Tant mieux, la rencontre n’en était que plus intimiste. Les écrivains s’installent, chacun son dernier livre devant lui : Alabama Song et L’Hôte invisible, mais pas question d’autopromotion suffisante. Loin de l’agitation médiatique, ce sont deux hommes qui discutent de leurs passions communes, de leur collaboration théâtrale, de leur relation à la littérature, dans le respect et l’admiration mutuelle.

Car ils n’ont pas été réunis par hasard ni de façon artificielle. Ce qui les lie ? D’abord il y a l’aventure collective de Mère et fils en 2004 : Alfredo Arias et René de Ceccatty demandent à huit auteurs d’écrire sur  cette relation pour le théâtre. « Les romans de Gilles Leroy sont bien dialogués » (c’est René de Ceccatty qui le dit !), et c’est sans doute pour cela que le théâtre lui va bien.

Pasolini ensuite. René de Ceccatty lui a adressé son premier livre, l’a traduit à sa mort et a réalisé sa biographie. Gilles Leroy l’a quant à lui connu par le cinéma avant de le lire, dans une fusion avec son univers, une émotion qui n’est « pas vraiment une aventure intellectuelle ».

Le Japon aussi. Gilles Leroy avoue s’être mis à  la littérature japonaise pour pallier sa méconnaissance de la littérature étrangère. Là où il y est entré par le cinéma, René de Ceccatty y est entré pour échapper au service militaire.  Avant de partir comme coopérant, il a beaucoup lu de littérature japonaise et a aussi appris la langue. Depuis, il traduit des auteurs japonais, pour « réorienter (son) besoin de graphomane d’écrire », dit-il.

Et l’écrivain en eux alors ? Il souffre d’écrire et de ne pas écrire tout à la fois. Gilles Leroy piaffe d’ennui et d’impatience quand il n’écrit pas : « c’est comme si on me coupait la respiration ». Mélange d’une satisfaction liée à l’organisation d’un chaos et du risque de l’angoisse. Car la littérature ne console pas : si l’on peut trouver une force structurale à la lecture d’un roman, René de Ceccatty ne prend « aucun plaisir à écrire », à replonger dans son vécu.

C’est bon de se recentrer sur l’essentiel et de reconsidérer la littérature hors du social. Parce que, comme le fait remarquer Gilles Leroy, non sans humour, on se demande l’intérêt qu’il peut y avoir à écouter un homme politique parler d’un livre qu’il n’a pas écrit à un journaliste qu’il ne l’a pas lu !

Inès La.
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Samedi 5 avril 2008

Pour la première fois depuis sa création l’Escale reçoit la visite de 17 éditeurs belges patronnés par l ‘association ADEB.

 


Site internet : www.adeb.be

 

 

 

Au stand A1, Hall Vitez, vous trouverez représentés l’éditeur référent en droit Bruylant, la Fondation Maurice Carême, La Part de l’œil (esthétique), La CIPA (phonétique), Exley (livres cadeaux et humoristiques), Coccinelle BD pour les jeunes et les moins jeunes, Racine dont son excellente collection Les Racines de l’Histoire, Lansman (Théâtre) ou encore Amyris (médecine alternative) pour ne citer qu’eux.

 


 

Camille Delacroix, responsable export, répondra avec gentillesse et disponibilité à toutes vos questions.
Vous pourrez repartir de plus avec des numéros gratuits des revues Dorémi et Dokapi pour vos petits…

Paméla R.

 
Coups de cœur du rayon :




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Samedi 5 avril 2008

 

Honorez le jumelage de Bordeaux avec Québec et prenez une chance de venir découvrir le stand A14 de la Librairie du Québec (basée à Paris) et de Québec Editions qui vont se charger de vous faire découvrir les joyaux de leur littérature de cœur et d’esprit.

 

Michel Tremblay, Pierre DesRuisseaux, Normand Baillargeon et bien d’autres sont ainsi défendus et offerts à la connaissance du public par une équipe spontanée, souriante et accessible.


Des dédicaces ont lieu samedi et dimanche, avec notamment un écrivain occitan, Marc Avérous publié chez une éditrice québécoise pour un essai sur Pasteur… tout un programme.




Vous pourrez aussi rencontrer Nicole Fyfe-Martel, fière de vous dévoiler le dernier tome d’une trilogie historique romancée ambitieuse sur l’épouse de Samuel de Champlain (découvreur du Québec), dans la tourmente des colons de la Nouvelle Angleterre du XVIIe siècle.

 

 
www.librairieduquebec.fr

www.quebeceditions.qc.ca


Paméla R.
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Vendredi 4 avril 2008

Samedi 5 avril, à 16h30 au café du Théâtre Tn’Bar, Véronique Ovaldé invite Cécile Ladjali.
Chacune lira un passage du dernier livre de l’autre et partagera son expérience de la littérature et de l’écriture aux confins du fantastico-fantaisite. Je vous invite à déguster les articles qui leur sont consacrés ci-dessous…

Et mon cœur transparent, Véronique Ovaldé.
L'Olivier.

 

 

 

  Lancelot Rubinstein avait depuis longtemps fait « vœu de passivité. Son culte de l’inertie l’avait souvent mis à la merci de la tyrannie et de la dépendance mais lui avait permis, ce qui pour Lancelot n’avait pas de prix, un lent et plaisant étiolement. C’était une agréable façon de vivre très légèrement à côté des choses. Une absence paisible aux autres. »

S’il n’y a qu’une personne dans sa vie de sociopathe, c’est Irina, superbe créature ambivalente et exaltée, dont il a su, dès leur première rencontre « qu’il n’y aurait pas d’autre solution que de rester auprès d’elle pour se sentir vivant ». Mais connaît-on jamais celle dont on partage ce qu’on croit être les moments les plus intimes ?

Alors quand elle meurt dans d’étranges circonstances, Lancelot doit se résoudre à la vérité : Irina n’avait jamais cessé d’être une étrangère et sa passivité lui avait empêché de lui poser les bonnes questions. Que faisait-elle dans cette voiture alors qu’il venait de la laisser à l’aéroport ? À qui appartenait ce véhicule ? Qui est cet homme qui se prétend son père ?

Au temps des réponses il déroule le passé de son aimée, entre douleur et lucidité, sans réussir à s’empêcher de croire qu’il avait en fait épousé une dingue. Au-delà de son enquête, des monologues intérieurs qui le hantent, de ses sens qui le trompent et des objets qui disparaissent, ce sont des actes insensés pour le commun des mortels. Ce sont aussi toutes ces injustices du quotidien, tout ce qui face au monde qui nous régit pourrait à un moment justifier que nous fassions exploser notre rage.

Univers noir et fantaisiste, descriptions, contemplations, retours sur soi et réflexions sur la vie : autant de mots qui nous portent de révélations en révélations, marqués du sceau de l’imagination fertile de Véronique Ovaldé. Mais n’est-ce vraiment que le fruit de son imagination ?

Inès La.



Les vies d’Emily Pearl, Cécile Ladjali
Actes Sud

 



Les vies d’Emily Pearl est le quatrième roman de Cécile Ladjali, plus connue pour ses essais et son engagement en faveur d’un enseignement exigeant de la langue française que pour son oeuvre de fiction. Cette « amoureuse des mots » telle qu’elle se définit, nous livre ici un récit bref (moins de 200 pages) mais intense, qui a pour cadre principal l’Angleterre victorienne, à la fois corsetée et décadente de la fin du 19ème siècle, et comme arrière-plan la présence toujours lointaine mais persistante des Etats-Unis, jeune nation qui cristallise les espoirs et les rêves de liberté. C’est d’ailleurs au large des côtes américaines que prend fin le récit et le destin de la narratrice, Emily Pearl.

Ecrit sous la forme d’un journal, le récit met en regard le destin de deux femmes : le destin d’Emily Pearl et celui de sa soeur aînée, Virginia, que l’on suit grâce aux citations de sa correspondance dans le journal d’Emily. L’aînée, partie très tôt de la maison pour gagner sa vie et devenir indépendante, réussira à atteindre les Etats-Unis pour vivre le rêve américain dans ses grandeurs (à New-York) et ses limites (dans le Sud à Salem). Même si le destin de Virginia n’apparaît qu’en toile de fond, il est néanmoins très important dans la construction du personnage principal. Car Emily n’a de cesse de comparer son existence à celle de sa soeur : issue d’une famille pauvre, elle a connu rapidement une ascension sociale en devenant la préceptrice d’un jeune lord, Terence, et l’amante de son père, Lord Auskin. Mais une fois cette ascension acquise et malgré l’attachement qu’elle éprouve à l’égard de ses maîtres, Emily se sent prisonnière, sans aucune perspective dans ce manoir éloigné de Londres et à l’écart du monde.

A travers le destin des deux jeunes femmes et des autres personnages féminins du roman (une aristocrate, des domestiques, des ouvrières,...), l’auteure dresse le tableau d’une condition féminine aliénante à laquelle les différentes protagonistes, avec les moyens dont elles disposent, tentent d’échapper. Emily, en quête de liberté et d’accomplissement, choisit l’écriture pour transformer la réalité de sa condition et fait l’expérience du pouvoir des mots. Dans son journal, qu’elle laisse intentionnellement à la lecture de son maître, elle déforme la réalité en inventant par exemple des histoires sur le compte des autres domestiques, mensonges qui auront des conséquences funestes pour ces derniers (du renvoi du manoir jusqu’à la mort). Bientôt dépassée par ses propres manipulations, la jeune femme ira toujours plus loin dans cette provocation du destin, ce jusqu’à un point de non-retour.

Comme dans son premier roman Les Souffleurs (Actes Sud, 2004) où certains des personnages sont des têtes sans corps, Cécile Ladjali prend ici quelques libertés avec le principe de réalité tout en inscrivant son récit dans un cadre traditionnel. Les codes du roman d’intérieur et du journal côtoient en effet fantômes, sorcières et autres formes surnaturelles amenant ainsi le lecteur à s’interroger sur la part de réalisme et celle de l’imaginaire : qu’est-ce qui relève de la description du réel ou à l’inverse du pur fantasme dans ce roman? Le personnage principal lui-même semble échapper à toute description définitive. A l’image de l’eau, leitmotiv qui parcourt tout le texte comme par exemple l’océan qui sépare les deux soeurs, Emily reste insaisissable, se renouvelant sans cesse, au gré des situations, dans une tentative désespérée de donner une forme satisfaisante à sa vie.

Un roman dense et fascinant, qu’il est difficile d’abandonner une fois la lecture terminée.

Caroline P.

 

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Vendredi 4 avril 2008

 



Approchez, approchez…

 

Ce samedi 5 Avril, au théâtre du TnBA, Alfred et Oliver Ka vous présentent… le Crumble Club ! Ambiance cabaret, pour une ribambelle de contes musicaux et tordus, d’histoires grinçantes et stupides, tendres et effrayantes. Attendez-vous à ce que vos zygomatiques soient sollicités ; mais vous aurez peur aussi, alors venez plutôt accompagnés.

Alfred et Olivier Ka, mais qui sont ces deux-là ? Ils viennent tous les deux du théâtre. Les parents du premier sont comédiens ; le deuxième a été à été  formé à la Ligue d'impro, il y a 20 ans. Quand ils se rencontrent, il y  a de cela quelques années, ils deviennent amis, et très vite, ils ont envie de faire du théâtre ensemble. Ils en parlent longtemps avant de finalement écrire un duo : le Crumble Club. Sur scène, ils interprètent deux personnages excentriques et décalés qui racontent au public tout plein d’histoires. Pour eux
  « se retrouver devant une salle pleine de gens attendant vos histoires est aussi terrifiant que dynamisant. Mais c'est une nourriture sans pareils pour les émotions ».

 

 

Cela dit, ce n’est pas leur spectacle, aussi divertissant soit-il, qui les a fait connaître du grand public, mais leur talent d’auteur et dessinateur d’albums jeunesse et de bandes dessinées. Ensemble, ils ont écrit Monsieur Rouge, un cycle en trois volumes, et Pourquoi j’ai tué Pierre, récompensé du prix du public et prix "essentiels" du festival de la B.D. d'Angoulême 2007. Mais ils ont à leur actif beaucoup d’autres publications, chacun de leur côté ou en collaboration avec d’autres auteurs. En tout cas, à chaque fois, ils cherchent à nous surprendre. 

Vous avez envie d’assister à ce spectacle un peu décalé ? Seul ou en famille, rendez-vous samedi 5 avril à 21 heures à l’Atelier, au TnBA. Pour ne pas se retrouver face à des portes fermées, il est conseillé de réserver : 05 56 10 10 10, ou bien escaledulivre.bordeaux@wanadoo.fr 


Elise, Marianne et Emmanuelle.
Par EdliBib - Publié dans : Jeunesse
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Vendredi 4 avril 2008

 C’est avec l’accueil chaleureux de Patricia Cazeaux que nous découvrons un concept probablement unique en France : la laverie-bouquinerie. Salariée d’une bouquinerie et propriétaire d’une laverie, Patricia décide il y a 7 ans d’associer les deux « pour joindre l’utile à l’agréable ». Les 70 m² sont répartis entre les machines à laver et, à l’arrière, des étagères pleines de livres. Tout en faisant leur lessive, les clients de 18 à 85 ans, peuvent se distraire en lisant romans, manga et BD, soigneusement rangés par ordre alphabétique et, s’ils le souhaitent, acheter des vinyles, des CD ainsi que des livres à partir de 50 centimes. La gérante renouvelle régulièrement son fonds pour répondre aux attentes des clients. Elle propose de racheter les documents que le public lui apporte.

Actuellement, la Place Lafargue, où se situe la laverie-bouquinerie est en rénovation, et va devenir un lieu accueillant que Mme Cazeaux souhaite mettre à profit pour créer un espace de détente devant sa boutique. Le passant et le client auront la possibilité de choisir de lire à l’extérieur. 

Laverie-bouquinerie. Place Fernand Lafargue à Bordeaux.

Accueil chaleureux garanti.




 Julia, Sandrine et Claire 

[ La laverie – bouquinerie n’a pas de stand à l’Escale. Mais c’est avec grand plaisir que nous lui faisons un peu de publicité et lui rendons hommage, ainsi qu’à son vieux caniche. Amateurs de pages jaunies, faites-un geste pour le livre d’occasion : lavez votre linge sale en famille ! – Note de la blogueuse.]
Par EdliBib - Publié dans : Lieux du livre
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Vendredi 4 avril 2008

 


À Langon depuis quatre ans, Entre Deux Noirs est une librairie spécialisée principalement en polar et depuis peu en jeunesse ; elle se veut aussi généraliste avec ses rayons bande dessinée et littérature. Le libraire, Christophe Dupuis, cofondateur de l’association l’Ours polar, met en avant des auteurs choisis avec goût et qui contenteront tous les amateurs de fiction policière.

 


La librairie propose de nombreuses animations à l’extérieur comme à l’intérieur de ses murs. Chaque mercredi après-midi, une lecture est organisée pour les enfants et suivie d’un goûter ; pour y assister, il suffit de s’être inscrit au préalable. D’autre part, Christophe Dupuis organise de nombreuses rencontres avec des auteurs de polar dans différents lieux du livre. En tant que membre de l’association Librairies Atlantiques, il défend la librairie indépendante avec ferveur et passion.

 



Entre Deux Noirs fait donc partie de ces librairies où l’on aime se rendre, chaleureuse et conviviale ; entre un café et un polar, c’est le bonheur !
Mylène R.


Entre Deux Noirs, 25 cours des Carmes, 33 210 Langon.
 

 
Site internet :
http://www.entre2noirs.com/


 
[Retrouvez la librairie Entre Deux Noirs à l’Escale au stand B21]

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Jeudi 3 avril 2008

Ainsi donc, à l’abri des regards impatients de découvrir les trouvailles, nouveautés, curiosités de leurs stands, les exposants ont terminé de monter leurs présentoirs.

 

Demain, dès 10h, le public pourra enfin venir à la rencontre d’éditeurs locaux, d’associations de professionnels ou encore de lieux du livre d’Aquitaine. Sans oublier nos amis francophones, avec cette année réunis hall Vitez des éditeurs belges, québécois et africains. Dépaysement, convivialité et ouverture garantis…

 

À 15h30, début des réjouissances autour du Journal, d’Hélène Berr, aux éditions Tallandier (voir article ci-dessous).

 

Ne manquez pas en suivant un débat riche animé par Yves Pagès, Jean-Yves Cendrey et Éric Chauvier : Le monde en marche : les nouveaux territoires de la fiction, à 17h, Salle Jean Vauthier au TnBA : « Qu’ont encore à dire les écrivains, à donner à lire ? De quels sujets s’emparent-ils, aident-ils notre réflexion sur l’état du monde ? De quelle manière nous dépassent-ils, nous emportent-ils plus loin ? » (Site officiel de l’Escale du livre – voir lien ci-contre).

 

Préférez-vous vous installer devant un spectacle à l’Atelier ? C’est parfait. À 17h30, Pascal Babin vous propose une fiction sonore adaptée de Victor Hugo et de son Dernier jour du condamné. A la suite du spectacle, il discutera avec Stanislas Gros qui a adapté pour les éditions Delcourt le célèbre réquisitoire de l’écrivain contre la peine de mort en bande dessinée.

 

Comme nous vous l’avions annoncé dans un précédent article, à l’occasion de la sortie de Elvis Presley, last train to Memphis, vous pourrez venir entendre au Café Multimédia, à 18h, LE spécialiste du King : Jean-Marie Pouzenc.

 

Pour inaugurer les premiers Regards Croisés (un auteur en invite un autre pour discuter d’un thème ou de son parcours) de cette nouvelle édition, Colette Fellous (directrice de collection au Mercure de France) invite Rosetta Loy pour parler de son dernier livre : La première main. – 18h30, Café du théâtre du TnBA.

 

Enfin, à 19h30, sur le stand A16, venez déguster un verre des vins de Haut Benauge offert par les éditions Entre-deux-Mers à l’occasion de la sortie du volume 14 des albums de dessins de Léo Droyn.

 

Très bonne première journée.

 

Paméla R.
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  • blogdebord
  • : littérature portraits entretiens chroniques littéraires Littérature
  • : Du 4 au 6 avril 2008 se tient la 6e édition de l'Escale du livre, à Bordeaux. Ce blog a pour mission de vous le faire vivre de l'intérieur. Chroniques, articles de fond, entretiens...un complément de la gazette qui sera distribuée sur place. En partenariat pour la rédaction des articles et la conception avec l'IUT des Métiers du Livre de Bordeaux III.

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