Programme - rendez-vous

Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /2008 22:36

Samedi 5 avril, à 16h30 au café du Théâtre Tn’Bar, Véronique Ovaldé invite Cécile Ladjali.
Chacune lira un passage du dernier livre de l’autre et partagera son expérience de la littérature et de l’écriture aux confins du fantastico-fantaisite. Je vous invite à déguster les articles qui leur sont consacrés ci-dessous…

Et mon cœur transparent, Véronique Ovaldé.
L'Olivier.

 

 

 

  Lancelot Rubinstein avait depuis longtemps fait « vœu de passivité. Son culte de l’inertie l’avait souvent mis à la merci de la tyrannie et de la dépendance mais lui avait permis, ce qui pour Lancelot n’avait pas de prix, un lent et plaisant étiolement. C’était une agréable façon de vivre très légèrement à côté des choses. Une absence paisible aux autres. »

S’il n’y a qu’une personne dans sa vie de sociopathe, c’est Irina, superbe créature ambivalente et exaltée, dont il a su, dès leur première rencontre « qu’il n’y aurait pas d’autre solution que de rester auprès d’elle pour se sentir vivant ». Mais connaît-on jamais celle dont on partage ce qu’on croit être les moments les plus intimes ?

Alors quand elle meurt dans d’étranges circonstances, Lancelot doit se résoudre à la vérité : Irina n’avait jamais cessé d’être une étrangère et sa passivité lui avait empêché de lui poser les bonnes questions. Que faisait-elle dans cette voiture alors qu’il venait de la laisser à l’aéroport ? À qui appartenait ce véhicule ? Qui est cet homme qui se prétend son père ?

Au temps des réponses il déroule le passé de son aimée, entre douleur et lucidité, sans réussir à s’empêcher de croire qu’il avait en fait épousé une dingue. Au-delà de son enquête, des monologues intérieurs qui le hantent, de ses sens qui le trompent et des objets qui disparaissent, ce sont des actes insensés pour le commun des mortels. Ce sont aussi toutes ces injustices du quotidien, tout ce qui face au monde qui nous régit pourrait à un moment justifier que nous fassions exploser notre rage.

Univers noir et fantaisiste, descriptions, contemplations, retours sur soi et réflexions sur la vie : autant de mots qui nous portent de révélations en révélations, marqués du sceau de l’imagination fertile de Véronique Ovaldé. Mais n’est-ce vraiment que le fruit de son imagination ?

Inès La.



Les vies d’Emily Pearl, Cécile Ladjali
Actes Sud

 



Les vies d’Emily Pearl est le quatrième roman de Cécile Ladjali, plus connue pour ses essais et son engagement en faveur d’un enseignement exigeant de la langue française que pour son oeuvre de fiction. Cette « amoureuse des mots » telle qu’elle se définit, nous livre ici un récit bref (moins de 200 pages) mais intense, qui a pour cadre principal l’Angleterre victorienne, à la fois corsetée et décadente de la fin du 19ème siècle, et comme arrière-plan la présence toujours lointaine mais persistante des Etats-Unis, jeune nation qui cristallise les espoirs et les rêves de liberté. C’est d’ailleurs au large des côtes américaines que prend fin le récit et le destin de la narratrice, Emily Pearl.

Ecrit sous la forme d’un journal, le récit met en regard le destin de deux femmes : le destin d’Emily Pearl et celui de sa soeur aînée, Virginia, que l’on suit grâce aux citations de sa correspondance dans le journal d’Emily. L’aînée, partie très tôt de la maison pour gagner sa vie et devenir indépendante, réussira à atteindre les Etats-Unis pour vivre le rêve américain dans ses grandeurs (à New-York) et ses limites (dans le Sud à Salem). Même si le destin de Virginia n’apparaît qu’en toile de fond, il est néanmoins très important dans la construction du personnage principal. Car Emily n’a de cesse de comparer son existence à celle de sa soeur : issue d’une famille pauvre, elle a connu rapidement une ascension sociale en devenant la préceptrice d’un jeune lord, Terence, et l’amante de son père, Lord Auskin. Mais une fois cette ascension acquise et malgré l’attachement qu’elle éprouve à l’égard de ses maîtres, Emily se sent prisonnière, sans aucune perspective dans ce manoir éloigné de Londres et à l’écart du monde.

A travers le destin des deux jeunes femmes et des autres personnages féminins du roman (une aristocrate, des domestiques, des ouvrières,...), l’auteure dresse le tableau d’une condition féminine aliénante à laquelle les différentes protagonistes, avec les moyens dont elles disposent, tentent d’échapper. Emily, en quête de liberté et d’accomplissement, choisit l’écriture pour transformer la réalité de sa condition et fait l’expérience du pouvoir des mots. Dans son journal, qu’elle laisse intentionnellement à la lecture de son maître, elle déforme la réalité en inventant par exemple des histoires sur le compte des autres domestiques, mensonges qui auront des conséquences funestes pour ces derniers (du renvoi du manoir jusqu’à la mort). Bientôt dépassée par ses propres manipulations, la jeune femme ira toujours plus loin dans cette provocation du destin, ce jusqu’à un point de non-retour.

Comme dans son premier roman Les Souffleurs (Actes Sud, 2004) où certains des personnages sont des têtes sans corps, Cécile Ladjali prend ici quelques libertés avec le principe de réalité tout en inscrivant son récit dans un cadre traditionnel. Les codes du roman d’intérieur et du journal côtoient en effet fantômes, sorcières et autres formes surnaturelles amenant ainsi le lecteur à s’interroger sur la part de réalisme et celle de l’imaginaire : qu’est-ce qui relève de la description du réel ou à l’inverse du pur fantasme dans ce roman? Le personnage principal lui-même semble échapper à toute description définitive. A l’image de l’eau, leitmotiv qui parcourt tout le texte comme par exemple l’océan qui sépare les deux soeurs, Emily reste insaisissable, se renouvelant sans cesse, au gré des situations, dans une tentative désespérée de donner une forme satisfaisante à sa vie.

Un roman dense et fascinant, qu’il est difficile d’abandonner une fois la lecture terminée.

Caroline P.

 

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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /2008 23:46

Ainsi donc, à l’abri des regards impatients de découvrir les trouvailles, nouveautés, curiosités de leurs stands, les exposants ont terminé de monter leurs présentoirs.

 

Demain, dès 10h, le public pourra enfin venir à la rencontre d’éditeurs locaux, d’associations de professionnels ou encore de lieux du livre d’Aquitaine. Sans oublier nos amis francophones, avec cette année réunis hall Vitez des éditeurs belges, québécois et africains. Dépaysement, convivialité et ouverture garantis…

 

À 15h30, début des réjouissances autour du Journal, d’Hélène Berr, aux éditions Tallandier (voir article ci-dessous).

 

Ne manquez pas en suivant un débat riche animé par Yves Pagès, Jean-Yves Cendrey et Éric Chauvier : Le monde en marche : les nouveaux territoires de la fiction, à 17h, Salle Jean Vauthier au TnBA : « Qu’ont encore à dire les écrivains, à donner à lire ? De quels sujets s’emparent-ils, aident-ils notre réflexion sur l’état du monde ? De quelle manière nous dépassent-ils, nous emportent-ils plus loin ? » (Site officiel de l’Escale du livre – voir lien ci-contre).

 

Préférez-vous vous installer devant un spectacle à l’Atelier ? C’est parfait. À 17h30, Pascal Babin vous propose une fiction sonore adaptée de Victor Hugo et de son Dernier jour du condamné. A la suite du spectacle, il discutera avec Stanislas Gros qui a adapté pour les éditions Delcourt le célèbre réquisitoire de l’écrivain contre la peine de mort en bande dessinée.

 

Comme nous vous l’avions annoncé dans un précédent article, à l’occasion de la sortie de Elvis Presley, last train to Memphis, vous pourrez venir entendre au Café Multimédia, à 18h, LE spécialiste du King : Jean-Marie Pouzenc.

 

Pour inaugurer les premiers Regards Croisés (un auteur en invite un autre pour discuter d’un thème ou de son parcours) de cette nouvelle édition, Colette Fellous (directrice de collection au Mercure de France) invite Rosetta Loy pour parler de son dernier livre : La première main. – 18h30, Café du théâtre du TnBA.

 

Enfin, à 19h30, sur le stand A16, venez déguster un verre des vins de Haut Benauge offert par les éditions Entre-deux-Mers à l’occasion de la sortie du volume 14 des albums de dessins de Léo Droyn.

 

Très bonne première journée.

 

Paméla R.
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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /2008 00:07

Pour vous guider dans les dédales de l’Escale, voici un petit récapitulatif de ce qui vous attend jeudi soir 3 avril…

 

Tout d’abord vous aurez à choisir entre un Café littéraire aux Mots Bleus ( rue Poquelin-Molière) à 18h pour une lecture et une rencontre intimistes autour de Michèle Desbordes ou une mise en voix et une rencontre des traducteurs de Brütt ou les jardins soupirants de Friederike Mayröcker, au Goethe Institut. Ensuite, cap sur Cap-Ferret puis Bonjour Tristesse au TnBA. Suivez le guide…


 
Si vous optez pour Les Mots Bleus, vous rencontrerez Jacques Lederer qui a publié le 14 mars Sa dernière journée chez Léo Scheer, sur les derniers moments de l’écrivain Michèle Desbordes. Puis une lecture de La Robe Bleue de Michèle Desbordes par Suzanne Robert complètera ce moment d’émotion et d’intimité partagée.




 Au Goethe Institut, cours de Verdun, également à 18h, vous aurez le plaisir de découvrir le nouvel opus très attendu de Mayröcker (son troisième) traduit à l’Atelier de l’Agneau, et vous pourrez discuter avec les traducteurs et apprécier une mise en voix par la comédienne Marie Rouvray de la Compagnie A Travers Temps.


 

 


Si vous préférez vous entretenir avec Xavier Arsène-Henry, auteur de Cap-Ferret, Un autre regard sur Cap-Ferret de 1958 à 2006 (Elytis, 2008), rendez-vous à 19h au Musée des Douanes, place de la Bourse.




 


Enfin, à 20h30, un hommage à FRANÇOISE SAGAN, Lecture à deux voix de Bonjour Tristesse par les comédiennes Marie-France Pisier et Hélène Fillières, aura lieu au TnBA Salle Jean Vauthier. Tarifs : 7 ou 5€.


 

 


 
Voir le détail de ces manifestations sur le site officiel de l’Escale ou sur le programme à télécharger ci-contre.


 
N’hésitez pas à partager ici vos impressions à la suite de ces manifestations.

Bonne soirée !


Paméla R.
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /2008 22:59

Venez faire un voyage sensoriel dans des univers miniatures… La scénographe de théâtre Cécile Léna vous offre un parcours poétique et onirique : quatre maquettes, quatre pièces d’une maison posées à la hauteur d’une table, dans la pénombre. Vous coiffez un casque et soudain la maquette s’illumine : la lumière des tropiques, rapportée d’Asie par l’artiste, évolue autour de la pièce. Aucun personnage physique dans ces lieux de vie, mais beaucoup de sons : des voix enregistrées, des bruitages, des extraits de poèmes ou de musique… Comme si quelqu’un venait de passer. Ces maquettes et leurs fragments d’histoires sont le reflet à la fois réel et irréel d’espaces imaginaires. En changeant de perspective, elles nous incitent à poser un autre regard sur le monde.

Vous pourrez découvrir ces saynètes de deux minutes trente chacune à L’Escale du Livre, où elles seront exposées du 4 au 6 avril au Container, Square Jean Vauthier, face au TNBA.

Pour plus d’informations sur cette exposition, rendez-vous sur www.cecilelena.org.

 

Caroline C. (1A EDLIB)
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /2008 22:10

Programmation Jeunesse.

 

Nouveauté cette année pour la 6ème édition de l’Escale, un  nouveau chapiteau, situé place Renaudel, sera entièrement dédié à la littérature jeunesse et à la bande dessinée.

 

Au programme, côté jeunesse, de nombreux auteurs seront à l’honneur comme Jacques Duquennoy, Benjamin Lacombe, Arthur Ténor ou encore Gudule, Denis Lachaud, et Régis Lejonc.  

 

Au Conservatoire, tout au long de la manifestation, l’exposition « Emilie Pastèque » présentera 16 tableaux de l’auteur Emmanuelle Houdart et la création  « le Cabinet de Curiosités d’Emilie Pastèque » réalisée par les classes de CE2 et CM1 de l’école Carle Vernet.

 

C’est au square Dom Bedos que se tiendront les animations jeunesse.

 

L’Édune, nouvelle maison d’édition jeunesse girondine (voir article), sera présentée au public le samedi 5 avril à 11h. 

 

Des discussions seront également organisées :

 

« Le roman jeunesse contemporain : trois voix », le samedi 5 avril à 14havec Nathalie Kupperman, Cathy Ribiero et Emmanuel Arnaud ;

 

« Illustrer des albums jeunesse », le samedi 5 avril à 15h, avec la présence de trois illustrateurs au style différent : Frédérique Bertrand, Marc Daniau et Olivier Charpentier ;

 

« Petit bavardage avec Béatrice Bottet  et Anne-Marie Desplat-Duc » le dimanche 6 avril à 11h30 ;

 

 « L’album sans texte : narration et imagination », le dimanche 6 avril à 15h avec Clotilde Perrin, Marie Caudry et Christian Demilly.

 

Par ailleurs, des ateliers de dessins et d’écriture en direction du jeune public seront mis en place. Céline Herrmann, auteur-illustratrice d’albums à L’Ecole des loisirs, accompagnera les tout-petits dans leurs réalisations d’illustrations, le samedi 5 avril à 10h.

 

Pierre Dominique Burgaud, auteur du célèbre Soldat Rose, nous invite le samedi 5 avril à 16h à un « instant d’écriture spontanée » à l’occasion de la sortie de son dernier livre : Les Inventions complètement inventées.

 

 Enfin, Catharina Valckx, auteur de Totoche et Lisette proposera aux enfants de dessiner sur le thème des transports en commun, le dimanche 6 avril à 10h.

 

Deux grands jeux seront aussi organisés avec, à la clé, un goûter et de nombreux livres à gagner.

Un « Pictionary géant » se tiendra le samedi 5 avril à 17h avec deux dessinateurs de BD jeunesse : Anouk Ricard et Clément Devaux.

 

Le dimanche 6 avril à 17h, aura lieu un grand jeu de mots autour de la nouvelle collection l’Abécédaire des Editions L’Édune avec de nombreux illustrateurs comme Henri Meunier, Olivier Latyk ou encore Thierry Murat.

 

 

Enfin, le spectacle « Réflexion d’une grenouille », à partir du livre de Kazuo Iwamura, sera présenté par la compagnie « Les Enfants du Paradis » à l’IUT Michel de Montaigne (salle plateau TV), le dimanche 6 avril à 17h.

 

Cécile.

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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /2008 23:05

Vous vous réjouissiez peut-être d’être le (la) seule à avoir déjà dévoré compulsivement La Grande vie de Jean-Pierre Martinet ? À citer négligemment Octave Mirbeau sans avoir trop l’air d’y toucher, sûr(e) de votre effet dans une société ignare ? Et puis à refermer jalousement La Confession impossible de Luccin, dans l’effroi tout palpable de vous faire arracher de ces pages précieuses ? Tremblez !

Bientôt, le plus grand nombre saura…

David Vincent et Thierry Boizet, respectivement en charge des excellentes éditions de l’Arbre Vengeur et Finitude, épaulés par Dominique Bordes pour la revue Toussaint Louverture, dans une joute littéraire aux Mots Bleus qui n’attend plus que vous, vont répandre leurs bonnes paroles, et (re)mettre en lumière des auteurs et des textes injustement méconnus, toujours savoureux, parfois disparus. 


Mercredi 2 avril à 18h
, Les Mots Bleus, 40 rue Poquelin Molière : Café littéraire, Un patrimoine littéraire oublié.
 


Dans l’intervalle, connaissez-vous, aimez-vous, détestez-vous l’un des ouvrages de ces maisons ? Faites-en profiter le plus grand nombre en commentaire, un peu de chauvinisme est parfois réjouissant…Joutons à notre tour.

Je vous propose humblement d’ouvrir le bal avec une petite note sur notre Jean-Pierre Martinet régional et  sa Grande vie, chez l’Arbre Vengeur, un auteur d’ailleurs fraîchement ressorti (posthume) des presses chez Finitude, avec Nuits bleues, calmes bières. L’histoire ne dit pas ce qu’il pensait de Toussaint Louverture, malheureusement. Une chose est sûre, voici un ouvrage (de plus, je sais, que voulez-vous) à se procurer ici de toute urgence :

Perdus/Trouvés, Anthologie de littérature oubliée.
 


A présent, rideau, lumière (applaudissements ?) :
 

 


Il semblerait qu’on tienne enfin notre Bukowsky français, et son double littéraire terne à souhait, mais alors un vrai, un vrai type cireux, sans relief et à la misère sexuelle à peine sordide, tout juste intolérable au regard d’élans lyrico-soviétiques par ailleurs à noter. 

Martinet, originaire de Libourne, après s’être usé aux fastes de la capitale, ratant prodigieusement sa vie promise au cinéma va écrire trois romans et plusieurs essais et textes courts dont La grande vie , jusque dans les années 90, et ce dans une indifférence presque générale. Désespéré notoire, censuré pour son chef-d’œuvre  Jérôme en 1978, réputé trop démoralisant (sic), il mourra malade et dévoué au cubis à 49 ans, en 1993.

Très court donc, mais flegmatiquement efficace, et ironique à souhait, le récit d’Adolphe Marlaud, au 47 rue Froidevaux, mérite œil attentif. A bon entendeur… 


« C’est vers la fin du mois d’août que le drame a éclaté. Je parle de drame, mais ce n’est pas le mot qui convient. Il n’y a pas de drame, chez nous, messieurs, ni de tragédie, il n’y a que du burlesque et de l’obscénité. On n’est pas heureux, mais on se marre bien. Jaune, bien sûr, mais enfin. Et puis avouons-le, le malheur fait rire. Ce sont les hypocrites qui prétendent le contraire (d’ailleurs, ils gloussent en secret en contemplant le désordre du monde, nos grands humanistes). »  
 

« Mon indifférence me paraissait le signe d’une profonde tare morale. Le sang juif qui coulait dans les veines, dont j’aurais dû être légitimement fier, je ne l’acceptais pas, mais l’ignominie de mon père, elle, je l’assumais entièrement, au point de défendre sa mémoire chaque fois qu’on l’attaquait devant moi, et de veiller en chien fidèle sur sa sépulture depuis des années. Par contre, lorsqu’on évoquait en ma présence le martyre de ma mère, je faisais juste semblant de compatir. Mais au fond de moi, je n’éprouvais rien. Et je me disais que ce qui lui était arrivé était normal pour une putain. »


La grande vie, éd. L’Arbre Vengeur, 2006.

 

 

Finitude (présenté par Lekti-écriture)

L’Arbre vengeur

Monsieur Toussaint Louverture

 

Paméla R. (AS ED/LIB)
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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /2008 18:07

Avis aux aventuriers… Le quartier Sainte Croix se transforme, le temps d’une semaine, en navire fantastique. Prêts pour le voyage ? Vous pourrez partir à la découverte de différentes îles et de leurs mystérieux peuples : les libraires du square Don Bedos, les éditeurs au conservatoire Antoine-Vitez…, tandis que les navigateurs en herbe trouveront leur bonheur place Renaudel. Des rencontres inédites vous attendent avec des professionnels de contrées lointaines telles que la Belgique, le Québec ou encore l’Afrique. Dépaysement garanti… Tous viennent partager, dans une ambiance festive, leur amour des arts et plus particulièrement de la littérature. De multiples animations viendront émailler ces journées : grands débats avec des écrivains sur des thèmes variés, cafés littéraires, entretiens, regards croisés, performances, activités pour les plus jeunes, jeux divers… Tous les goûts sont permis ! Et mêmes les petites souris, fidèles locataires des cales de notre bateau, ne sont pas en reste puisque, pour cette 6ème édition, le numérique s’invite à la fête !

L’aventure vous tente ? Embarquement du 4 au 6 avril à Bordeaux, Quartier Sainte Croix. Ouvrez grands vos yeux et… bon voyage !

 

Marion

Retrouvez le plan du site et le programme complet en liens ci-contre...
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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /2008 18:06

Le mardi 1er avril 2008, aux Mots Bleus, 40, rue Poquelin Molière, un café-polar aura lieu dans le cadre des Escales du livre 2008: une rencontre autour du Nature Writing, courant  littéraire qui se développe aux Etats-Unis et dans lequel Dame Nature tient le premier rôle.

Néanmoins, le directeur éponyme de la maison d’édition à l’honneur le 1er avril, Olivier Gallmeister, précise au sujet de cette école : « On aurait tort de la réduire à sa seule dimension “ écologiste ” ou “ naturaliste ” : Moby Dick n’est-il qu’un traité sur la pêche à la baleine ? » Le poète américain Henry David Thoreau (1817-1862) est considéré comme le père fondateur du Nature Writing avec son roman autobiographique Walden qui conte deux années, deux mois et deux jours passés dans la forêt jouxtant l’étang de Walden Pont.

 

Le catalogue Nature Writing des éditions Gallmeister annonce immédiatement la couleur : grands espaces, trappeurs ou pêcheurs solitaires, autobiographies de globe-trotters… Into the wild. Le monde occidental et sa culture ne courbent pas sous les louanges des auteurs, cela va sans dire, c’est plutôt un retour aux sources, aux épopées dans l’Ouest, aux maisons dans la prairie qui sont narrés ici.

 Quelques auteurs pour quelques livres :

 Indian Creek de Pete Fromm [Extrait]


L'Or des fous
  de Rob Schultheis [Extrait]

 

 

Les Mots Bleus : 40, rue Poquelin Molière à Bordeaux 05.56.90.01.93

http://lesmotsbleus.neufblog.com/


 Lila.

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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /2008 21:29
Présentation de la programmation
 
 
>>Littérature générale
 
            La manifestation mise sur des rencontres, des débats, des cafés littéraires pour présenter les livres et leurs auteurs au public. Ces dernières sont suivies de ventes de livres et de séances de dédicace, l’objectif étant que la présence sur stand ne soit qu’un prolongement et non une fin en soi.
 
            La programmation est construite autour de grands débats prévus du vendredi après midi au dimanche, de « regards croisés » organisés autour du dialogue de deux ou trois auteurs, d’« entretiens », de cafés littéraires et de « coups de projecteur » sur des livres, auteurs présents. Des lectures sont prévues ainsi que des performances réalisées par des auteurs qui ont souhaité présenter autrement leur œuvre au public.
 
 
# Grands débats #
 
Faire entendre la littérature telle qu’elle s’écrit aujourd’hui : c’est l’objet des cinq grands débats et dialogues organisés dans le cadre de l’ Escale du Livre 2008.
 
 
Le monde en marche : Les nouveaux territoires de la fiction 
Une réflexion sur les territoires de la littérature contemporaine et les sujets abordés par la littérature de notre temps. Qu’ont encore à dire les écrivains, à donner à lire ? De quels sujets s’emparent-ils, aident-ils notre réflexion sur l’état du monde ? De quelle manière nous dépassent-ils, nous emportent-ils plus loin ?
Jean-Yves Cendrey, Liquidation, l’Olivier
Yves Pagès, Le soi-disant, Verticales
Eric Chauvier, Si l’enfant ne réagit pas, Allia
 Vendredi 4 avril à 17H00
 
 
Dialogue : Le monde est mon métier
Peut-on « tout » dire ? Choisir la vérité ou la « tamiser » ? Jusqu’où un journaliste peut-il, comme ils l’ont fait, interpréter l’événement et non pas seulement le photographier ? Quelle est la place des convictions dans le devoir d'informer ?
Dans cet ouvrage à quatre mains, Le monde est mon métier (Grasset), Jean Lacouture et Bernard Guetta font chacun une rétrospective critique sur la carrière de l'autre.
Face-à-face, ces deux hommes dialoguent, confrontent leur vécu, leurs enthousiasmes, leurs déceptions.
Deux journalistes, deux générations, deux expériences...
 
Samedi 5 avril à 15H00
 
 
 
 
 
Le monde en marche : Mai 68, un vent de liberté pour la littérature
Révolution, révolte, émeutes, quel que soit le nom que l’on donne aux évènements de Mai 68, une page a été tournée et tout particulièrement en France.
Mais connaissons-nous réellement Mai 68 ? Alors que l’héritage de Mai 68 fait polémique, écrivains, sociologues, politologues viendront témoigner sur cette effervescence et tenteront de nous montrer l’ampleur d’un des évènements majeurs du XXe siècle.
Daniel Picouly, 68, Mon amour, Grasset
Frédérique Matonti, Mai/Juin 68, Connaissez-vous vraiment Mai 68 ? Editions de l’Atelier
Michel Chemin, Street fighting man, 1968, Sous les pavés, le rock. Castor Astral.
Patrick Mahé, 68, nos années chocs, Plon
Samedi 5 avril à 17H00
 
 
 
Dialogue : Les nouvelles menaces de la censure
Année 2008, en France, pays de la liberté et des droits de l’homme, prenons-nous la voie de la censure ?
Sévit-elle comme certains l’affirment dans tous les domaines : presse, cinéma, arts plastiques, livres, théâtre, musique, jeux vidéo, télévision, etc. ?
Si le principe de la liberté d’expression est reconnu et protégé, reste-t-il d’actualité ?
Qu’est-ce que la censure ? Où s'exerce-t-elle ? Qui l'impose ? Sous quelles formes ?
Dialogue sur la liberté d’expression, le poids de l’économie dans les médias, la protection des sources, la liberté de la presse et toutes les autres formes de censure entre Jean-François Kahn, journaliste fondateur de l’hebdomadaire « Marianne », auteur de L’Abécédaire Mal-Pensant (Plon) et Emmanuel Pierrat, auteur de Le livre noir de la censure (Seuil), avocat du monde de l’édition.
Dimanche 6 avril à 15H00
 
 
Le monde en marche : Ecrire à l’heure du numérique
Auteurs, éditeurs, le monde du livre a été bouleversé par la webmondialisation. Sites, pages myspace, blogs… Ce phénomène rencontre un véritable succès populaire et bien évidemment les écrivains se sont emparés de ce nouvel espace d’écriture.
Sorte de « carnet de bord en ligne » mis à jour régulièrement, le blog permet de réagir à chaud à l’actualité et contribue ainsi à une grande créativité.
Qu’est-ce qui pousse un écrivain à « bloguer » ? Son activité d’écriture, via le livre, est-elle totalement dissociée de ses « billets d’humeurs » sur Internet ?
Ces deux formes d’écritures se complètent-elles ? Est-ce une production esthétique et artistique à part entière ? Peut-on voir dans le blog une sorte de salon littéraire, et une possibilité de séduire un nouveau lectorat ?
David Foenkinos et Serge Joncour, avec leur blog, Emmanuel Adely, avec sa revue de presse et ses ouvrages en ligne, chacun, à sa façon, imagine un espace de création sans contrainte avec une grande facilité de publication, une grande liberté éditoriale et une interaction avec le lectorat. Ils feront part au public de leurs expériences.
Dimanche 6 avril à 17H00
 
 
 
# Les regards croisés #
 
Des écrivains discutent de leurs affinités, de leurs goûts littéraires à travers leur propre travail, de thèmes qui les touchent.
 
· François Bégaudeau (Fin de l’histoire, Verticales) invite Joy Sorman et Stéphanie Vincent, (Quatorze femmes, Gallimard) à discuter du féminisme aujourd’hui.
 
· Véronique Ovaldé, (Et, mon cœur transparent, L’Olivier) invite Cécile Ladjali, (Les vies d’Emily Pearl, Actes Sud). Chacune lira un extrait du livre de l’autre.
 
·Gilles Leroy (Alabama Song, Mercure de France) discute avec René de Ceccatty (Nuit en pays étranger, Julliard).
 
·Colette Fellous, (Plein été, Gallimard) auteure et éditeur chez Mercure de France invite Rosetta Loy, (La première main, Mercure de France)
 
·Marie Desplechin écrivaine et Thierry Thieu Niang, chorégraphe, discuteront des rapports entre la danse et la littérature
 
·Quand la fiction devient témoignage avec Sorj Chalandon (Mon traître, Grasset) et Yves Harté, grand reporter à Sud Ouest, rédacteur en chef Sud Ouest Dimanche.
 
 
# Les grands entretiens #
 
Des figures de la littérature sont invités à retracer leur parcours, à présenter leur œuvre, leurs rencontres.
 
· Roger Grenier, Instantanés, Gallimard.
« Tous ceux dont je parle ici, ou presque tous, je les ai connus personnellement. Et je continue à penser à eux, toujours avec sympathie et, pour quelques-uns, avec affection. »
Instantanés est un véritable album de famille. Roger Grenier se souvient de tous les écrivains qu’il a croisé du journal « Combats » aux éditions Gallimard, de Dominique Aury, Romain Gary, Gaston Gallimard, Ionesco, Albert Camus, Raymond Queneau, Jacques Prévert... Un casting brillant de la littérature de la seconde moitié du XXe siècle.
 
Roger Grenier, né en 1919, participe en 1944 à la libération de Paris ; il a été engagé par la suite par Albert Camus dans l'équipe de Combat puis à France Soir.
Homme de radio, scénariste pour la télévision et le cinéma, conseiller littéraire pour Gallimard, Grand Prix de l'Académie Française en 1985 pour l'ensemble de son œuvre... plus d'une trentaine d'ouvrages, romans, dont deux Best Sellers Le palais d'hiver en 1965 et Cinéroman, Prix Femina en 1972.
Entretien présenté par Alain Jeannel et Maïalen Lafite, Universitaires.
Dimanche 6 avril à 16h00, à l’Atelier - rue J. D’Welles
 
 
· Wajdi Mouawad, Assoiffés, Leméac, Actes Sud-Papiers
En avant-première pour l’Escale du livre, Wajdi MOUAWAD nous parlera de son travail et ses écrits théâtraux sous forme d’une lecture d’un texte autobiographique intitulé Seul.
Wajdi Mouawad est un auteur, metteur en scène et un comédien qui vit au Québec. Il a signé la mise en scène de nombreux spectacles tels que Six personnages en quête d’auteur, Les Troyennes et a également mis en scène ses propres textes dont Littoral et Rêves. Littoral lui a valu le Prix du Gouverneur Général en 2000 et a été présenté au Festival d’Avignon en 1998. Wajdi Mouawad a signé l’adaptation théâtrale d’œuvres comme Don Quichotte de Cervantès et Trainspotting de Welsh.
Après avoir été Directeur artistique au Théâtre de Quat’Sous à Montréal, il occupe depuis septembre dernier, le poste de directeur artistique du théâtre français du Centre National des Arts d'Ottawa.
Dimanche 6 avril
 
· Rencontre autour de Françoise Sagan
Françoise Sagan a marqué l’histoire des lettres et des mœurs.
Née en 1935, dans le Lot, Françoise Quoirez - qui prendra le pseudonyme de Françoise Sagan emprunté à un personnage de Proust - est issue d’une famille bourgeoise. À la sortie de son livre Bonjour tristesse (Julliard) en 1954, la presse s’emballe pour le ton nouveau de cette mineure ; le livre reçoit le Prix des Critiques et est encensé par François Mauriac.
C’est la gloire pour Françoise Sagan ; elle devient l’icône de la jeunesse affranchie des années 50 et 60.
« La gloire, je l'ai rencontrée à 18 ans en 188 pages, c'était comme un coup de grisou », dira-t-elle plus tard.
Françoise Sagan va mener une vie pleine d'excès et de petits scandales insolents. Grisée par le succès, les voitures de sport, l'argent, le jeu, la drogue, l'alcool, elle défraie souvent la chronique mondaine.
À la fin des années 70, Annick GEILLE rencontre Françoise Sagan dans l’intention de lui demander une nouvelle inédite pour le magazine Playboy. Coup de foudre. Les deux femmes ne se quitteront plus durant plusieurs mois. Devenue romancière, Annick Geille aura mis trente ans à publier ses souvenirs, dans Un amour de Sagan (Pauvert).
Denis WESTHOFF est le fils unique de Françoise Sagan. Ce photographe de 45 ans gère aujourd’hui l’œuvre (et les dettes) que lui a léguée sa mère. Il nous raconte la vie quotidienne de l’auteur de Bonjour Tristesse.
Rencontre avec Denis Westhoff, le fils de Françoise Sagan, et Annick Geille auteur de Un amour de Sagan (Pauvert)
 
 
# Les cafés littéraires #
 
De 11h30 à 18h30, toute l’actualité littéraire nationale et régionale sera présentée par des journalistes et chroniqueurs littéraires sous forme de cafés littéraires :
· Léonora Miano, Tels des astres éteints, Plon
· Bernard Souviraa, Parades, l’Olivier
· Gabriel Okoundji, Prière aux ancêtres, Fédérop
· Rencontre autour du journal d’Hélène Berr, Tallandier
· Mariane Rubinstein, Le journal de Yaël Koppman, Sabine Wespieser
· Autour d’Elvis Presley, rencontre suite à la traduction du livre de Peter Guralnick, Elvis Presley, last train ton Memphis, Castor Astral
· Luc Lang, Cruels, 13, Stock
· Mathieu Larnaudie, Strangulation, Gallimard
· Eric Des Garets, Petit dictionnaire Mauriac, Le Festin
· Autour du Journal d’Hélène Berr (Tallandier), avec Mariette Job sa nièce et Antoine Sabbagh son éditeur.
 
 
 
           
# Lectures, performances littéraires et musicales #
 
Théâtre national Bordeaux Aquitaine / Conservatoire
Samedi et dimanche, de 14h30 à 19h00.
 
 
· Fin de l’histoire
Lecture par François Bégaudeau et Cécile Backès de Fin de l’histoire (Verticales)
François BÉGAUDEAU, dans son écrit, Fin de l’histoire (Verticales) retranscrit l'intégralité de la conférence de presse de l'ex-otage Florence Aubenas,retenue durant cinq mois en Irak, la décrypte, la décortique et décrit ce qu'il éprouve tout en délivrant un message féministe.
 
Ancien chanteur des Zabriskie Point, devenu professeur, François BÉGAUDEAU publie son premier roman Jouer juste en 2003, suivi de Dans la diagonale en 2005, puis de Entre les murs en 2006. Depuis 2006, il est chroniqueur littéraire sur Canal + dans "La Matinale".
 
· Olivia Rosenthal et Denis Lachaud dépassent les bornes
Ils donneront une lecture d’un texte écrit spécialement pour l’Escale du livre 2008, dans la lignée de Ecrivains en colère, lu en avril 2007 à l’Escale du livre
Après avoir laissé exploser leur colère, Denis Lachaud et Olivia Rosenthal se sont calmés. Ils reviennent aujourd’hui pour raconter pourquoi et comment ils ont franchi de hautes grilles et des portes bien gardées pour aller rencontrer des personnes âgées démentes et des psychotiques dans leurs asiles respectifs.
 
·Collision
Performance – lecture, Gabriel Mwènè Okoundji, Denis Cointe
Collision de mots, de gestes, choc de deux corps dont l'un, au moins, est en mouvement.
Les textes en tégué et la voix de Gabriel Okoundji, les actions et images vivantes de Denis Cointe entreront en collision, avec le public, pour au final donner à chacun, à partir des signes et du symbole, à vivre sa propre expérience de femme et d’homme, bref, d’humain que nous sommes sur les sentiers de nos parcours de vie.
Création sonore : Frederick Cazaux
 
 
·Lectures par des comédiens
Comme l’an passé, des comédiens s’approprieront des textes de quelques auteurs présents sur la manifestation.
Avec le concours des Visiteurs du Soir
 
Par EdliBib - Publié dans : Programme - rendez-vous
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  • : littérature portraits entretiens chroniques littéraires Littérature
  • : Du 4 au 6 avril 2008 se tient la 6e édition de l'Escale du livre, à Bordeaux. Ce blog a pour mission de vous le faire vivre de l'intérieur. Chroniques, articles de fond, entretiens...un complément de la gazette qui sera distribuée sur place. En partenariat pour la rédaction des articles et la conception avec l'IUT des Métiers du Livre de Bordeaux III.

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